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Rénover un plafond ancien

Dans les maisons anciennes, les plafonds sont souvent en mauvais état et se pose alors le problème de leur conservation ou de leur démolition. Les coûts n’étant pas les mêmes, avant toute décision,  il faut établir un diagnostic sérieux qui devra porter sur le type de plafond, la nature des matériaux utilisés et les causes des désordres observés.

De quoi est constitué un plafond ?

Si la couche de plâtre constitue l’élément le plus visible et peut présenter un aspect inquiétant, elle n’est pas forcément l’unique problème à traiter et le plus  difficile à résoudre, en effet , les défauts apparents sont souvent le symptôme de problèmes liés aux supports sur lesquels elle est fixée. Il faut donc y regarder de près et aller voir derrière les apparences.

Un plafond est une surface rigide, enserrée dans un cadre rigide constitué par les murs  latéraux. Aussi pour ne pas se fissurer, le plafond doit présenter un certain degré de ductilité, c’est à dire une certaine capacité à absorber des mouvements, des vibrations ou des contraintes dues aux variations de température ou d’hygrométrie.

Le type de plafond le plus répandu dans les maisons anciennes est constitué d’un lattis de bois (sorte de treillis de lattes de bois) cloué aux solives qui portent le plancher de l’étage supérieur. Une couche de plâtre assez épaisse à été ensuite déposée entre et sous les lattes. L’ensemble constitue un système assez souple qui peut résister au mouvement des solives qui le portent à condition de rester dans des limites raisonnables. Si les solives « travaillent » de trop, se déforment en séchant ou parce qu’elles sont soumises à de l’humidité, cela va entraîner des désordres, de la casse au niveau du plâtre.

A la longue, le lattis peut également se détacher de son support: pourrissement du bois, rupture des pointes qui le fixent aux solives suite à une rouille excessive, tout cela provoqué le plus souvent par un excès d’humidité. Il se peut aussi que les solives soient mal dimensionnées et s’affaissent de trop lors du passage sur le plancher de l’étage supérieur ou suite à l’accumulation d’objets dont le poids dépasse leur capacité de résistance. Le plâtre peut aussi avoir été détérioré par des infiltrations temporaires qui ont laissé des traces en surface et ont modifié sa consistance, il se montre alors friable, « il farine ».

En résumé, si les solives ou le lattis, supports de ce type de plafond, présentent des désordres trop importants, il sera nécessaire d’envisager une démolition complète et éventuellement un remplacement par des plaques de plâtre fixées sur des rails. Une réfection complète à l’avantage de permettre d’insérer une isolation phonique et thermique entre les étages. Dans le meilleur des cas, elle peut permettre de découvrir une belle poutraison ou encore mieux un beau plafond à la française.

La restauration d’un tel plafond n’est envisageable que si les solives sont restées rectilignes et résistent bien aux pressions venant de l’étage supérieur, que si le lattis reste bien accroché aux solives sur la plus grande partie de la surface et que si les dégradations sur le plâtre sont localisées.  En un mot, les désordres doivent être limités et leur(s) cause(s) bien identifiée(s) et résolue(s).

La rénovation du plafond

A cette occasion, si vous  repérez des lattes qui « flottent », refixez-les aux solives ou aux traverses qui sont elles-mêmes clouées ou vissées sur les poutres.

Profitez-en pour vérifier le reste du plafond  en « tapotant » sa surface à l’aide du manche d’un tournevis et si à certains endroits, ça sonne creux, voyez si c’est le  plâtre qui n’adhère plus ou si les lattes ne sont plus fixées aux solives. Dépoussiérez, nettoyez et dégraissez les parties peintes.

La rénovation du plâtre

Votre plafond est maintenant débarrassé de tout ce qui n’adhérait plus, le lattis a été refixé et les fissures ont été élargies, vous pouvez passer à la rénovation du plâtre. Trois solutions s’offrent à vous :

  • l’application de plâtre si vous en maîtrisez la mise en œuvre, c’est la solution traditionnelle et la  moins onéreuse, notamment dans le cas de désordres importants,
  • l’utilisation d’un dérivé comme le mortier adhésif qui sert à coller les plaques de plâtre (MAP)  ou la colle à carreaux de plâtre (PF3), plus faciles d’emploi pour les non professionnels mais plus coûteux,
  • si les trous et fissures ne sont ni trop profondes ni trop importantes, vous pouvez utiliser un enduit de rebouchage en poudre ou prêt à l’emploi.

La préparation du plâtre

  • Prévoir 1 volume d’eau pour un volume de plâtre approximativement, les proportions varient selon la consistance recherchée. Pour se faire la main, commencer par de petites quantités,
  • dans une auge verser d’abord l’eau,
  • saupoudrer ensuite le plâtre qui va se dissoudre dans l’eau, poursuivre jusqu’à ce que la poudre « aie bu » toute l’eau,
  • laisser infuser quelques minutes (+ ou – selon la quantité),
  • ensuite 2 écoles s’affrontent:1) mélanger la totalité avec une truelle pour obtenir une pâte onctueuse et appliquer rapidement à l’endroit voulu.2) ne mélanger la quantité nécessaire qu’au fur et à mesure des besoins, juste avant de projeter le plâtre.
  • Il est conseillé d’humidifier les supports sur lesquels le plâtre va être déposé.

Comment procéder avec le plâtre ?

Pour les non-initiés ou les occasionnels, avec le plâtre il faut procéder par petites quantités car il durcit très vite, le temps de prise varie en fonction de la consistance du mélange, et perd rapidement sa malléabilité et ses propriétés d’adhérence sur le support ou sur lui-même et devient vite inutilisable, ce qui peut entraîner un certain gaspillage. Par contre le plâtre sèche rapidement, en 15 minutes environ, et peut donc être gratté, recouvert et complété dans la foulée. Il permet aussi de boucher des fissures, d’assembler des éléments de construction ou de sceller des pattes d’accrochage ou des boîtes électriques dans les murs…

Dans une réfection de plafond sur lattis,  il servira principalement à compléter le plâtre manquant, à combler les fissures et à effectuer une première égalisation de la surface. Dans un premier temps, ne cherchez pas à dresser une surface impeccable, seuls les plâtrier sont capables de le faire directement, les amateurs auront plutôt recours,après séchage du plâtre, à un enduit de surface pour obtenir une finition lisse et plane. De plus, le plâtre étant prêt, il doit être déposé rapidement dans l’espace à combler à l’aide d’une truelle et d’une taloche ou d’un platoir ou encore d’un couteau à enduire, puis étiré et égalisé aussi rapidement, sans s’y reprendre à plusieurs fois. Plus un plâtre est manipulé, plus il perd en qualité.

Attention à ne pas mettre trop de plâtre et veillez bien à ce que les ajouts ne fassent pas de « bosses » que vous aurez du mal à « raboter »  ou à poncer quand le plâtre sera sec. A l’aide d’une règle que vous faites glisser sur le plafond, retirer l’excès de plâtre avant qu’il ne soit dur, c’est à dire dès qu’il vient d’être déposé. Ne vous attardez pas sur les défauts de surface, vous les corrigerez par la suite.

Grâce à l’application de plâtre ou de ses dérivés, les défauts de votre plafond sont maintenant « rattrapés » pour l’essentiel, il n’y a plus qu’à se préoccuper de sa surface. Le plus simple est d’utiliser un enduit de lissage que vous appliquerez avec une spatule large ( 20 cm) en veillant à combler les manques et à conserver la planéité de la surface. Un éclairage placé au raz du plafond vous permettra de mieux repérer les défauts. Laissez sécher en aérant bien la pièce, puis poncez pour bien égaliser la surface du plafond.  Après dépoussiérage votre plafond est prêt pour l’étape peinture.

 

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