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Comment poser du parquet flottant ?

Apparus dans les années 80, les sols stratifiés ont largement contribué à démocratiser l’arrivée des parquets flottants dans les foyers européens, et notamment français, même si, pour les puristes, l’appellation « parquet flottant » ne peut être utilisé pour désigner du stratifié. Mais derrière ce terme se cache surtout une façon d’installer du parquet ou un dérivé, sans colle ni clou. Pour les bricoleurs en herbe, le parquet flottant se révèle simple à poser, pour un rendu souvent agréable et durable. Faisons le point sur ce qu’il faut savoir sur le parquet flottant : sa nature, ses avantages, son coût, mais aussi les étapes indispensables à sa mise en place dans une pièce de la maison.

poser du parquet flottant

Qu’est-ce que le parquet flottant ?

On l’a vu de manière rapide en introduction, le terme de parquet flottant désigne à l’origine du parquet, composé donc d’essences de bois véritables, qui se présente sous la forme de lames à clipser les unes aux autres. Simplement posé sur le sol, sans clous, vis ou colle, le parquet flottant est facilement mis en place et, inversement, enlevé.

Derrière cette notion, on trouve en réalité trois types de produits très différents les uns des autres.

Le parquet massif

Le parquet massif est le produit le plus noble. Il est en effet constitué sur toute son épaisseur de bois véritable, qui se présente en une seule couche. Ainsi, l’essence de bois utilisée est très variable selon les références, même si le chêne est très présent chez les revendeurs français. Le bambou, le hêtre et certains bois exotiques comme le wengé sont également facilement vendus dans le commerce.

Le parquet contrecollé

Appelé aussi parquet à placage bois, il est constitué habituellement de trois couches collées les unes sur les autres. Les deux couches inférieures sont composées de bois aggloméré. Cependant, la couche supérieure est de son côté réalisée dans un bois noble, qui peut être du même type que pour un parquet en bois massif (chêne, hêtre, bambou…). L’avantage principal du parquet contrecollé est d’allier un revêtement final en bois massif tout en abaissant le prix du parquet car une grande partie de la structure est composé d’aggloméré.

Le sol stratifié

Le sol stratifié ne contient pas le mot parquet dans son titre et n’est d’ailleurs pas en réalité du parquet. En effet, il se compose d’un support en bois aggloméré, sur lequel est collé une couche de revêtement plastifié imitant le bois. Enfin, l’overlay, une fine couche transparente, sert à protéger le revêtement. Ainsi, le sol stratifié ne possède en aucun cas de couche de bois d’essence noble.

De fait, si le stratifié imite souvent avec qualité le bois, ce n’en est pas. La longévité du stratifié est donc inférieure à celle des parquets flottants véritables, car ce revêtement ne peut être poncé ou rénové.

Quel que soit le type de parquet ou de stratifié, les trois vont se poser de la même manière. Le parquet massif est souvent plus épais, avec une épaisseur variant de 10 à 15 mm. Pour le parquet contrecollé, l’épaisseur à prendre en compte est en réalité celle de la couche supérieure, appelée couche d’usure ou de parement. C’est elle qui peut potentiellement être rénovée par l’usage d’une ponceuse. Enfin, le sol stratifié est à priori moins épais, avec des variations comprises entre 6 et 12 mm.

Les avantages de poser un parquet flottant

Le premier et principal avantage du parquet flottant est son esthétisme. En effet, le parquet donne une impression de chaleur dans une pièce qu’il est difficile de trouver avec un carrelage, et encore moins avec un linoléum.

En outre, le parquet flottant, même lorsqu’il est en bois massif, a un coût plutôt limité, même si cela dépend largement du produit utilisé. En effet, grâce à sa pose très simple, qui peut être fait par un particulier pour un résultat très satisfaisant, le parquet ne demande pas de frais de main d’œuvre, ce qui permet d’économiser des centaines ou des milliers d’euros selon la surface à recouvrir.

De plus, suivant le produit choisi, le parquet flottant a l’avantage d’être assez durable. Cela est particulièrement vrai pour les parquets massifs et contrecollés, qui ont la possibilité d’être poncés pour leur donner une nouvelle vie, après vitrification. Logiquement, les sols stratifiés ont une durée de vie bien moindre, mais leurs coûts faibles ne sont le plus souvent pas un frein à leurs remplacements réguliers.

Enfin, dernier avantage et non des moindres, le choix. Quelle que soit la caractéristique souhaitée, stratifié, massif ou contrecollé, les fabricants de parquets ou de sols stratifiés sont très nombreux en Europe, avec des produits tous très différents. Il y a donc désormais un choix impressionnant, qui évolue d’ailleurs sans cesse. On ne peut que trouver son bonheur, même en privilégiant une certaine qualité de produit.

D’ailleurs, les parquets se sont mis au pas des nouvelles manières de vivre : par exemple, alors que le chauffage au sol s’est considérablement développé ces dernières années, de nombreuses références sont désormais compatibles avec ce mode de chauffage. De la même manière, alors que le parquet avait comme un inconvénient une faible isolation sonore, ce qui pouvait rendre la cohabitation difficile avec des voisins en appartement, l’isolation phonique des parquets a fait l’objet de nettes améliorations depuis une décennie, permettant ce type de revêtement en appartement.

Quelles pièces de la maison privilégier ?

Sur le papier, il est possible de poser du parquet flottant dans n’importe quelle pièce de la maison, y compris dans les pièces humides comme la cuisine et la salle de bain, ou les pièces à très forte fréquence de passage, comme le hall d’entrée. Toutefois, entre le papier et la réalité, il y a une petite différence. En effet, faire le choix du bon parquet pour chaque pièce, en tenant compte des caractéristiques de ces dernières, est indispensable pour avoir un sol durable dans le temps.

Le différents parquets massifs et contrecollés sont différenciés selon quatre classes, relatives à l’essence de bois utilisée. La classe 1 comprend ainsi les bois assez tendres, comme du sapin ou de l’épicéa. La classe 2 est réservée au bois mi-dur comme le teck ou le merisier. A partir de la classe 3, les bois sont plus durs. C’est le cas du chêne ou du hêtre. Enfin, en classe 4 se trouvent les bois extrêmement durs comme le wengé. Plus le parquet est réservé à une zone de fort passage, plus le bois choisi devra être dur. A ce critère de dureté s’ajoute celui de l’épaisseur du parquet ou de la couche supérieure de bois noble pour le contrecollé. Pour ce dernier, il faudra d’ailleurs privilégier une épaisseur de cette couche supérieure d’au moins 3 mm.

Afin de faciliter le choix par le consommateur du bon parquet selon les pièces, un classement UPEC a également été réalisé en prenant compte quatre critères : l’usage (U), le risque de poinçonnement par le mobilier (P), la résistance à l’eau (E) et la résistance aux produits chimiques (C). Chacun de ces critères sont subdivisés en trois ou quatre sous-catégories, indiquant quelle résistance possède chaque référence souhaitée. Ainsi, au niveau de l’usage, un parquet U2 sera utilisé dans une chambre, un parquet U3 dans une cuisine ou une pièce à fort passage. Au niveau du poinçonnement, la norme P2 convient pour une pièce d’une habitation domestique. Au-delà, le parquet convient pour l’extérieur. Le critère de la résistance à l’eau est extrêmement important lorsque l’on souhaite placer le parquet dans une cuisine ou une salle de bain. Choisir alors du parquet E2 pour une cuisine, E3 pour une salle de bain. Enfin, la tenue aux produits chimiques est importante, car cela va indiquer s’il le sol peut se laver simplement ou non. Pour n’importe quelle pièce, hors cuisine, le critère C1 suffit. Pour la cuisine, mieux vaut privilégier un parquet C2, car les projections de graisses et d’eau vont multiplier les nettoyages. Ainsi, pour résumer, il faudra choisir un parquet U2 P2 E1 C1 pour une chambre, et U3 P2 E2 C2 pour une cuisine.

Enfin, il faut noter qu’il existe également une norme de classification européenne des parquets selon la fréquence des passages. Dans l’habitation, cette norme EN 685 classe les parquets en quatre catégories, de 21 pour des passages modérés, comme dans une chambre, à 23 pour des passages très fréquents, dans une entrée par exemple. A noter que cette classification est la même pour des sols stratifiés.

Ainsi, choisir la bonne qualité de parquet selon les pièces de l’habitation est très important, ce critère devant venir en premier lieu avant même de choisir le parquet selon ses propres choix esthétiques.

Les erreurs à ne pas commettre

A la fois lors de l’achat du parquet que dans sa pose, il est nécessaire d’éviter de commettre certaines erreurs qui peuvent rendre l’usage du parquet difficile à moyen ou à long termes.

Lors de l’achat du parquet

Lors du choix du parquet, on l’a vu, mieux vaut respecter les qualités de dureté et de résistance de chaque revêtement suivant la pièce où l’on désire le poser. De nombreux professionnels déconseillent ainsi la pose de parquet dans une cuisine ou une entrée. S’il ne faut sans doute pas aller jusqu’à ces extrémités, choisir le bon parquet est extrêmement important. De la même manière, on a souvent tendance à choisir un parquet ou un sol stratifié assez simple pour les chambres. Effectivement, cela suffit dans la plupart des cas. Mais attention aux chambres d’enfants ! La chute d’objet y est fréquente, les jouets sont trainés au sol… Bref, mieux vaut sélectionner un sol plus résistant.

Lorsque le parquet vient se poser sur un chauffage au sol, le parquet doit être compatible avec ce système de chauffe, ce qui n’est pas le cas de toutes les références. En outre, il est plus intéressant de ne pas sélectionner un parquet trop épais, qui limitera la diffusion de chaleur.

En outre, les parquets sont désormais classés selon une nouvelle réglementation acoustique (NRA). Dans une habitation collective, le bruit issu d’un impact au sol ne peut être plus élevé que 58 décibels. Ce critère doit donc entrer en ligne de compte. D’ailleurs, pour les parquets massifs et contrecollés, la provenance du bois ne peut plus être prise à la légère. Ainsi, les labels FSC ou PEFC indiquent que le parquet est issu de bois développés de manière durable. Le label FSC garantit également le respect de principes sociaux des travailleurs. En effet, si certains parquets sont encore fabriqués en France, la plupart proviennent d’Amérique du Sud et, plus largement, d’Asie. Ces critères sociaux et environnementaux prennent donc toute leur importance.

Lors de la pose

Au moment de la pose (nous verrons ensuite les principales étapes), quelques règles indispensables sont à respecter. Cela commence par vérifier la régularité du sol ou de la chape sur lequel le paquet sera posé. Un sol irrégulier va abîmer très rapidement le revêtement. De même, un parquet ne se pose pas directement sur le sol. Il est posé sur une sous-couche, qui est essentielle. Celle-ci joue un rôle dans l’isolation phonique, dans l’isolation calorique mais également dans le maintien d’un taux d’humidité nécessaire à la bonne durabilité du parquet. Choisir une bonne sous-couche est aussi importante que de choisir un bon parquet ou un bon sol stratifié.

Enfin, dernière erreur à ne pas commettre : ne pas laisser l’espace suffisant aux extrémités du parquet. En effet, un parquet flottant vit et bouge selon des critères d’humidité ambiante et de température. Il est donc essentiel de laisser un espace de 8 mm aux bords de chaque mur. Sans celui-ci, le parquet va gondoler et se détériorer rapidement.

Le prix d’un parquet flottant

Le prix d’un parquet flottant sera évidemment évolutif selon si l’on choisit un parquet contrecollé ou un parquet en bois massif. En outre, pour cette dernière solution, l’essence de bois choisie va également avoir un impact important sur le coût du parquet.

Le prix d’un parquet contrecollé

Un parquet contrecollé verra son prix compris, la plupart du temps, entre 25 et 75 € le mètre carré. Le parquet massif se vend, toujours au mètres carré, entre 30 et 150 €. Le chêne est en principe l’essence la plus accessible, même si des parquets haut de gamme réalisés dans cette essence peuvent coûter jusqu’à 100 € le mètre carré. Viennent ensuite, par ordre de prix, le chêne blond et le hêtre. Les essences les plus chères sont les bois exotiques, comme le teck, par exemple, dont le prix avoisinera au minimum la centaine d’euros par mètre carré.

Le prix des revêtements stratifiés

Les revêtements stratifiés sont bien plus accessibles. Dans tous les magasins de bricolage et d’aménagement, les premiers prix ne dépassent pas les 5 € au mètre carré. On trouve des revêtements de bonne qualité, avec fréquence de passage élevée et tenue correcte dans le temps pour environ 15 € le mètre carré.

Le tarif de la pose du parquet flottant

Si le parquet peut se poser soi-même, rien n’empêche de faire appel à un professionnel, qui pourra délivrer une prestation aux finitions exemplaires. Les tarifs de pose d’un parquet sont les mêmes, que le parquet se présente sous la forme de bois massif, de parquet contrecollé ou de sol stratifié. Ainsi, il faut compter environ 25 € par mètre carré pour la pose.

Certains critères peuvent néanmoins faire grossir la note : c’est par exemple le cas si le professionnel doit enlever l’ancien parquet, réaliser un ragréage, retirer les plinthes existantes, débarrasser les meubles présents dans la pièce avant la pose… D’ailleurs, outre le parquet et la pose, il est nécessaire, avant les travaux, de prendre en compte les tarifs de la sous-couche (une trentaine d’euros pour une pièce de 15 mètres carré) mais aussi des plinthes. Ces dernières sont souvent très chères, de l’ordre de 5 à 15 € la plinthe de 2 mètres de long.

Le matériel nécessaire à la pose d’un parquet

Poser du parquet ne demande pas réellement d’investissement en matériel, si ce n’est un appareil pour scier les lames de parquet. Une scie sauteuse, une scie disque ou une scie sur table fait très bien l’affaire. A cela s’ajoute des cales pour border le parquet près des murs, un maillet ainsi qu’une cale de frappe, et un tire-lame pour emboîter les pièces de parquet les unes aux autres. Une scie japonaise sera bien utile pour scier les bas de porte. On n’oubliera pas les indispensables crayons et mètres. Enfin, de la colle à bois ou des clous suffiront pour accrocher les plinthes aux murs.

Les étapes de la pose d’un parquet

Avant toute chose, le sol déjà présent doit être totalement plat. Si ce n’est pas le cas, il est indispensable de réaliser un ragréage. Le parquet flottant se pose sans problème sur un support déjà existant, comme de la moquette ou du carrelage.

Poser la sous-couche

Celle-ci se présente soit sous la forme d’un film à dérouler et à découper aux ciseaux ou au cutter près des murs, soit sous la forme de carrés qui s’imbriquent les uns dans les autres. Cette solution est plus chère, mais bien plus pratique. A noter que certains parquets intègrent directement une sous-couche.

Commencer à poser le parquet flottant ou le sol stratifié

Il vaut mieux choisir de poser le parquet en respectant la longueur du mur, et si possible, à partir d’un coin qui forme un véritable angle droit. La première lame se pose la plupart du temps entièrement, en utilisant les cales d’espacement entre la lame et le mur. Il est d’ailleurs de bon ton de poser les lames les unes à côté des autres sur toute la longueur de la pièce, sans les clipser, pour savoir de quelle taille fera la dernière lame. En effet, si elle fera moins de 40 cm de long, cela ne convient pas. Il est alors nécessaire de couper la première lame pour éviter cela.

Il ne reste donc plus qu’à poser le parquet, rangée par rangée, en se servant de la chute de chaque rangée pour débuter la suivante. De fait, les lames de parquet seront décalées, pour un rendu bien plus esthétique. En cas de pose d’une lame au pied de l’encadrement d’une porte, et pour éviter de voir un espace entre la porte et le parquet, sans possibilité de le cacher par une plinthe, il suffit de scier le bas de la porte avec une scie japonaise, et de faire glisser la lame de parquet en dessous. La finition est alors très bien réalisée.

La pose des plinthes

Lorsque le parquet est posé, il convient d’attendre quelques heures avant de poser les plinthes. Pour celles-ci, de la colle à bois ou des clous fins suffisent à obtenir un résultat très satisfaisant. Attention néanmoins aux découpes des angles. Petite astuce : pour couper du bois à l’aide d’une scie électrique tout en évitant que celui-ci ne fasse des éclats, il suffit de poser du scotch de masquage sur la partie à couper. La découpe sera bien plus nette.

Même pour un néophyte, deux à trois heures, sans se presser, suffisent pour réaliser le parquet d’une chambre. Et une fois que l’on a pris le coup de main, cela se révèle un véritable jeu d’enfant !



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