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Iris : plantation, culture et entretien

D’une pure élégance, d’une fidélité incontestable, l’iris revient tous les ans au jardin et bien qu’il semble fragile, cette vivace rhizomateuse est d’une grande robustesse, à condition qu’il n’ait pas les pieds dans l’eau. En plus de son abondante floraison, l’iris offre un incomparable panel d’étonnantes couleurs qui se déclinent à l’infini en passant par les blanc, jaune, orange, rose, rouge, bleu, mauve, noir… voire bicolores pour les nouvelles variétés. De surcroît, il nécessite peu de soins, ce qui ravit le jardinier débutant et peut vivre jusqu’à une vingtaine d’années vu sa rusticité. Une des variétés les plus courantes, l’orchidée du pauvre a des pétales bleu pastel redressés en haut du sommet de la fleur et des sépales retombants d’un bleu-mauve plus soutenu et striés de très fines veinures, il mérite bien son surnom d’orchidée du pauvre car c’est un iris d’une grande finesse et certainement l’un des plus anciens.

Il séduit toujours par ses tépales de toute beauté qui sont tout en délicatesse, d’ailleurs il a souvent été mis à l’honneur par les impressionnistes tels que Vincent Van Gogh, Claude Monet… ou les rois de France qui en ont fait longtemps l’emblème de notre pays. L’iris est également très apprécié des parfumeurs pour son parfum subtil.

Le seul reproche qu’on puisse lui faire c’est que lorsque la fleur se fane, elle émet une encre indélébile, des précautions sont donc à prendre lorsqu’on les assemble en bouquet ; il ne faut surtout pas poser un vase d’iris sans mettre une protection en-dessous du vase car le support risque de rester tâché.

Quelle variété d’iris choisir ?

Vous n’avez que l’embarras du choix car ils se comptent par centaines : entre les iris aux fleurs toutes simples, froufroutantes, striées ou mouchetées et aux multitudes coloris exceptionnels, il est difficile de choisir. Toutefois, on différencie deux espèces principales : les uns dits « iris des jardins » aux grosses fleurs et les autres « iris de Sibérie » dont les fleurs sont plus menues. Les premiers sont barbus tandis que les seconds ne le sont pas, ces deux catégories se plantent au jardin. Cependant, il existe une troisième catégorie beaucoup moins utilisée dite « iris d’eau ou iris des marais» qui s’épanouit allègrement dans les bassins d’eau des grands jardins.

Certaines variétés modernes fleurissent à nouveau à l’automne, ces iris remontants ont besoin d’un apport de compost et après un bon désherbage, de quelques arrosages une fois par semaine afin d’activer la nouvelle floraison.

Comment le planter au jardin et où ?

Selon la région où l’on se trouve, l’iris sera planté  sur un petit monticule de terre pour qu’il n’ait pas les racines dans l’eau ce qui lui est néfaste :

  • dès le mois de juin dans les régions froides, ce qui permettra à l’iris de bien s’implanter avant l’hiver,
  •  à l’automne (septembre-octobre) dans les régions plus tempérées.

Bien évidemment, quelque soit la variété ou la région, il sera planté en période hors gel et dans un endroit bien ensoleillé ; surtout les planter dès l’achat car les rhizomes risquent de se dessécher.

Le soleil lui est indispensable pour fleurir et intensifier l’éclat de ses tépales, l’ombre ne lui convenant pas du tout ainsi que les terrains très humides. Pour qu’il soit au mieux de sa forme, il a besoin de la chaleur diffuse des rayons du soleil au moins les 3/4 de la journée, ainsi il n’est pas rare de le voir rayonner au-dessus d’un vieux mur dont les pierres gardent bien la chaleur.

En pleine terre :

  • dans un terrain bien préparé un peu à l’avance : désherbé, ameubli, bien drainé et amendé de compost mélangé à de la corne torréfiée, engrais organique « homéopathique » qui se diffuse lentement en profondeur, ce qui convient parfaitement à l’iris.
  • Les rhizomes seront posés à même le sol, légèrement enfoncés sans être toutefois enfouis dans la terre en laissant le dos du rhizome à l’air libre de façon qu’il profite au mieux des chauds rayons du soleil en été dont il a tant besoin pour fleurir.
  • L’espacement d’une plante à l’autre varie selon les catégories : pour les grands iris compter 40cm, ceux de taille moyenne 30cm et les nains 15 à 20cm.
  • Par contre les iris sans barbe seront installés plus profondément, recouverts de 5cm de terre et espacés d’au moins 60cm car les rhizomes vont s’intensifier au fil des années comme ils resteront 6 ans voire plus au même emplacement.

Une fois planté, l’iris sera arrosé pour que la terre se tasse et adhère aux racines et pour qu’il s’encre bien dans le sol, prolonger donc l’arrosage pendant les 3 premières semaines. Il est préférable de choisir la même variété pour créer un massif d’iris : il n’y aura pas de surprise, l’esthétique et le plus bel effet seront assurés car certains peuvent empiéter les uns sur les autres ; ces jolies touches de couleurs par ci par là réveilleront votre jardin en les plantant en groupe, en quinconce et en nombre impair. Une dernière chose, éviter de les installer en plein courant d’air pour que la hampe de l’iris ne plie pas et ne se casse.

En potée :

  • dans un pot profond, installer une couche de billes d’argile qui fera office de drainage puis y déposer un mélange de terre et compost additionné d’un peu de sable pour laisser passer plus facilement l’excès d’eau, l’iris détestant avoir les pieds dans l’eau.
  • Plutôt que de lui donner de temps en temps de l’engrais, opter pour un saupoudrage de compost bien décomposé à ses pieds et pas de paillage, il aime être à l’air libre ce qui lui évitera la pourriture de ses rhizomes.

Quel entretien ?

  • Au printemps, désherber les iris à la main afin de ne pas abîmer les racines ; pour plus de facilité arroser la veille le terrain, les mauvaises herbes seront plus faciles à arracher. Chaque jour, couper les fleurs fanées pour alléger la hampe florale et permettre aux autres fleurs prêtes à éclore de s’épanouir pleinement.
  • Laisser les feuilles jaunir afin que le rhizome emmagasine le maximum de réserves pour l’année suivante ce qui assurera une belle floraison et c’est seulement après cette phase, lorsque les hampes florales et les feuilles seront complètement desséchées, que vous les couperez à la base et enlèverez aussi celles situées à l’extérieur de la touffe qui se meurent, tout simplement en inclinant les feuilles vers l’extérieur et en tirant dessus, elles viendront très facilement. Inutile comme par le passé de rabattre à l’automne toute la touffe, garder les feuilles encore vertes.

Comment les multiplier?

En automne, en août ou septembre, en divisant les touffes tous les 4 – 6 ou 10 ans selon les espèces. Lorsque l’on s’aperçoit :

  • d’un appauvrissement de la floraison (les fleurs sont plus petites et moins nombreuses),
  • que la touffe est moins structurée (les tiges florales n’ont plus de maintien, partent dans tous les sens et se cassent au moindre mouvement).

A l’aide d’une bêche extirper les touffes d’iris, les secouer pour faire tomber l’éventuel surplus de terre, couper les feuilles sèches au plus bas et partager manuellement les rhizomes en 2 ou 3. Lorsque ces derniers sont très volumineux c’est signe qu’il est temps de s’en séparer, ils ont fait leur temps, ne conserver que les plus jeunes parties longues d’environ 10cm pleines de vigueur. Replanter les aussitôt à une autre place avec leurs belles touffes de 3 à 5 feuilles taillées en forme d’éventail à 15 cm de hauteur puis arroser. Vous pouvez en offrir à vos voisins ou les échanger contre une autre variété entre jardiniers.

Iris : la fiche d’identité

Appellation : iris, orchidée du pauvre, iris de Sibérie ou iris bleu.

Famille : iridacées.

Hauteur : 20/ 130 cm.

Situation : ensoleillée, dans un sol sec bien drainé.

Floraison : d’avril à juin selon les espèces, en général, les nains en avril – les iris de taille moyenne en avril-mai et les grands iris de mai à juillet.

Couleur: blanc, bleu, violet, jaune, orange, rose, rouge,chocolat, bicolore…

Plantation : mai à novembre en racines nues dans un sol bêché, additionné de terreau et de sable pour assurer un bon drainage.

Espacement : 50cm et 30cm pour une variété naine.

Profondeur : à peine enfouis, le dos du rhizome à l’air libre.

Entretien : enlever les fleurs fanées ce qui évitera à la tige porteuse de s’épuiser inutilement.

Arrosage : à la plantation et par temps très sec.

Culture en pot : de préférence pour les iris nains.

Multiplication : par semis ou par division de touffes à l’automne, en général tous les 5 ans, après la floraison.

Semis : mars-avril.

Conseils : supprimer les longues hampes florales fanées au fur et à mesure.

Attention ! Lors d’une composition florale, des précautions sont à prendre car l’iris déteint irrémédiablement : mettre une protection en-dessous du vase pour que le support ne soit pas taché. De même, laisser un espace suffisant lorsque les iris sont plantés en bordure d’un mur car ils risquent de le tacher.

Maladies : néant.

Parasites : thrips – traitement naturel : décoction d’ail additionné de savon noir (dans 5l d’eau bouillante faire tremper une dizaine de gousses d’ail, laisser infuser une demi-journée, filtrer et ajouter 2 cuillères à soupe de savon noir liquide).

Limaces, escargots -traitement naturel : faire un barrage en entourant vos plantations de marc de café (répulsif) ou mieux encore de coquilles d’ œufs broyées.

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